Copywriter ? Définition (et mythes de bros du marketing)
"Devenez copywriter", "quittez votre job", "gagnez 10x plus qu'avant avec une compétence simple et méconnue" (lol). Vous avez sûrement entendu ces phrases et vous vous êtes dit "wahou, ça a l'air génial". Pas si vite, my friends. Laissez-moi vous expliquer ce que fait vraiment un copywriter, son quotidien, et ce qu'est réellement le copywriting.
Qu’est-ce qu’un copywriter ?
Le copywriter (ou concepteur-rédacteur en français) est un professionnel du marketing mais surtout de la publicité. Il écrit des textes pour vendre des produits ou des services en trouvant l’angle le plus créatif et le plus adapté. C’est souvent un amoureux des mots, des formules bien faites (pas toutes faites lol), et des concepts innovants. Avec l’avènement d’internet, on retrouve aussi son travail sur les formats digitaux.
Il peut évoluer en freelance, en agence de publicité, ou encore chez l’annonceur.
Voilà pour la partie théorique.
Mais c’est quoi le métier de copywriter exactement ?
Réfléchir… et écrire. En gros, hein.
Réfléchir sur quoi ? Bah, sur la bonne idée, pardi !
Ok, mais écrire quoi alors ? Des accroches, des scripts audio ou vidéo, des éléments de packaging, des PLV, des fiches produits, etc. C'est un professionnel de la voix de marque.
Et avec internet ? C'est là que la frontière devient floue. Aujourd'hui, un concepteur-rédacteur peut écrire les textes d'un site internet, de newsletters, d'une page de vente sur Amazon, de posts pour les réseaux sociaux d'une marque… Le métier évolue plus vite que les prix à la pompe des stations-service !
La (toute) petite histoire du copywriting
Le copywriting n'est pas né hier sur un compte LinkedIn ou sur une pub sur Instagram. Ce n'est pas une histoire de "compétence secrète" qu'on découvre sur un réseau social à 2h du matin. Le copywriting existe depuis plus de 100 ans et connaît son apogée dans les années 40-60. Aujourd'hui, on retrouve la plupart des copywriters en agence, et ce sont eux qui sont à l'origine des publicités que vous voyez sur votre téléviseur ou des affiches que vous lisez à l'arrêt de bus.
Tout le monde peut devenir copywriter ?
Oui… et non. Tout le monde n'est pas fait pour écrire, (croyez-en mon expérience) mais surtout, tout le monde n'est pas fait pour trouver des idées créatives ET stratégiques. Le big problème de nos jours, c'est que comme tout le monde sait faire une phrase, tout le monde pense qu'il peut écrire. Sauf que dans les faits, c'est faux. Être copywriter, ce n'est pas juste poser des mots sur un papier and call it quits (*terminado* en french). C'est une vraie réflexion stratégique et créative derrière chaque campagne publicitaire, chaque mot, chaque page de vente, et chaque argument. C'est un métier (cliché en approche) "passion", et pas un métier qu'on choisit pour "se faire un max de tune en seulement deux heures par jour parce que c'est le métier que les entreprises s'arrachent en ce moment".
Déconstruire les mythes autour du métier de copywriter
Mythe 1 : Le copywriter se fait un max de tunes
Que ce soit en freelance ou chez l'annonceur, s'il n'est pas reconnu par la profession comme un grand maître du copywriting, il ne gagne pas des mille et des cents. Pourquoi ? C'est un métier créatif et donc peu valorisé. Aussi ? Bah, l'offre et la demande. Il y a plus de copywriters (ou de rédacteurs) sur le marché que de postes à pourvoir. Les salaires sont donc tirés vers le bas.
Le pire ? C'est quand j'entends des formateurs sur les réseaux qui vous annoncent que leurs élèves ont signé un contrat à 1800 euros après avoir assisté à leurs formations de copywriting à 5000 euros. Les calculs ne sont pas bons Kévin, tes élèves ne sont pas plein aux as. Sortons nos calculettes. Sur ces 1800 euros de "gain", retirez les 3200 euros de trou laissés par la formation (5000 € moins les 1800 € gagnés), puis retirez également les 26 % de prélèvements URSSAF (ce qui nous fait une presta à 1332 € - bien en dessous du SMIC), puis retirez à nouveau les impôts. Ça fait tout de suite beaucoup moins rêver, nan ?
Mythe 2 : Les entreprises s’arrachent le métier de copywriter
Soit vous vivez sous un rocher, sur Mars, ou dans les profondeurs de la grotte de Lascaux, mais un outil qui s'appelle l'IA a fait son apparition. Et bien que je sois convaincue que l'IA ne remplacera jamais un bon copywriter (en partie pour toute la dimension stratégique et créative), les entreprises, elles, pensent le contraire. Elles ont licencié les rédacteurs et les créatifs à tour de bras pour implémenter l'IA dans leurs structures. Mais (et heureusement) quelques entreprises résistent encore et toujours à l'envahisseur et recrutent des copywriters. Alors que se passe-t-il ? La demande est plus faible que l'offre, et la plupart des copywriters restent sans job ou acceptent des salaires de misère.
Mythe 3 : Le copywriter vit libre, à Dubaï et mange du caviar au p’tit dej
La vérité sur le quotidien des copywriters freelance (et des auto-entrepreneurs en général) ? Oui, ils peuvent faire leurs courses à 10h du mat', aller à la salle de sport à 14h, ou se lever à 11h si ça leur chante. Mais ils ne savent jamais de quoi demain sera fait, s'ils pourront payer leur loyer en début de mois, partir en vacances l'été ou boire un coup en semaine avec leurs potes salariés. Ils sont chefs de leur propre entreprise, alors ils gèrent tout de A à Z : l'administratif, la comptabilité, le marketing, les clients… On est loin du glamour, des tapis rouges et des vendeurs de rêve qui affichent leur Roulex en roulant en Lamporquini.
Le take-away final et la définition simplifiée
Alors, faut-il embaucher un copywriter ?
Si vous cherchez quelqu'un qui pose des mots sur une page en deux clics et sans réfléchir, non, un générateur de texte fera très bien l'affaire (et sera moins cher). Mais si vous cherchez quelqu'un qui va vraiment chercher le bon angle, comprendre votre cible, et trouver les mots qui parlent à votre audience, alors oui, foncez.
Le concepteur-rédacteur, en une phrase ? C'est un créatif qui cherche le bon concept pour parler de telle ou telle chose sur tels ou tels formats, en trouvant toujours la bonne façon de le dire. Et ça, c’est son super-pouvoir !